|
|
|
Écrit par Claire
|
|
Mercredi, 18 Février 2009 20:26 |
|
Qui a dit qu’on mangeait mal aux Etats-Unis ? Mais pas du tout, voyons, suffit de trouver les bons magasins/restaurants ! Bon, j’avoue, on est en Californie – qui plus est dans une ville très occidentale – donc il ne fau t pas généraliser. C'est sûr, ici, comme en France d'ailleurs, et plus qu'en France même, il y a de nombreux fastfoods. Vous ne pourrez pas faire 100 mètres dans la rue sans tomber sur un Mac Do, un Burger King, un Bistrot Burger ou équivalent ! Mais ici, les gens on quand même le choix ! Il y certes beaucoup de fastfoods, mais on trouve aussi beaucoup de chaînes de restaurants ayant des menus équilibrés et sains (Mixt Green’s ou les chaînes proposant des soupes salades/sandwichs..). En manque de pain ? Direction La Boulange pour acheter une baguette. En manque de viennoiseries ? Direction encore une fois la Boulange ou bien Trader Joe’s, notre supermarché favori, pour acheter leurs pains au chocolat surgelés (sortez-les la veille au soir du congélateur et pendant la nuit ils vont doubler de volume puis tout chauds sortis du fou, c’est un régal !). En manque de fromage ? Pas de problème, vous trouvez pratiquement tous les fromages chez Safeway ou surtout Trader Joe’s. Envie de boire un petit coup ? Les vins californiens n’ont rien à envier aux vins français, on a testé hé hé hé  Bref, comme vous le voyez, on trouve de tout ici. (sauf les chocolats Lindt praliné/nougatine/coco avis aux prochains visiteurs ;)))Et d'ailleurs, au final, point d’obèses ou du moins très peu! Les gens sont plutôt healthy! Il faut dire que non seulement ils font attention à leur ligne mais aussi qu'ils font beaucoup de sport : beaucoup courent le matin ou le soir sur l’Embarcadéro, les salles de sport 24/24h sont bondées (sauf la nôtre, on a de la chance). Mais quels sont les supermarchés qu’on trouve ici ? Une des principales différences d’avec la France selon moi, c’est déjà la séparation le plus souvent des surfaces alimentaires des non alimentaires. Ainsi, dans un Safeway, un Trader Joe’s, un Cala Food, un Whole Foods ou un Bristol Farms (sorte de Monop’), vous trouverez à 85% de l’alimentaire (qui plus est pas mal de produits européens). A l’inverse, dans un Walgreens, vous trouverez essentiellement du non alimentaire, ça sert plutôt de dépannage et ce sont ce qu’on appelle des ‘pharmacy’ (pas de petite pharmacie de quartier ici, ça n’existe pas mais par contre la plupart des médicaments sont en libre-service et des pharmaciens ‘Walgreens’ vous délivrent vos prescriptions). Et d'autre part, parmi les surfaces alimentaires, chacune est spécialisée à sa manière :  - Trader Joe's, nous vous le disions, est notre supermarché préféré. Et ce n'est pas pour rien car en effet, il s'est spécialisé dans les produits de type européens à très bon rapport qualité prix (fromages, tartes, viennoiseries surgelées, desserts surgelés comme crème brûlée, tiramisu, ...). Et puis j'adore l'univers Trader Joe's, leur façon de penser, leur décoration (Cf. leur site Internet) !
- Safeway lui, est le supermarché américain typique avec les glaces vendues en pot de 5 litres, le rayon de cream cheese, le rayon pizzas...
- Ce que l’on retrouve de plus proche de nos Carrefour ou Leclerc, ce sont les Supercenter, tels que les Wallmart ou les Target, situés en dehors de la ville. On y va de temps en temps lorsqu’on a la voiture. Les prix sont intéressants notamment pour les vélos, comment on vient de le voir, 100-120 doll le vélo et pas mal en plus, intéressant non ?
- Les Whole Foods et autres Bristol Farms se sont eux spécialisés dans les produits dits "organic", à traduire par bio. Ces supermarchés proposent souvent de très bon produits (fruits, légumes, fromages et autre) mais sont très chers. En tout cas, il semble qu'ils aient le vent en poupe depuis quelques années sur la Californie - preuve encore que les américains tiennent à leur ligne et leur santé ici
 - Enfin, vous avez des magasins de vente en gros tels que Costco (genre Métro) mais il faut avoir une carte. Là, vous pouvez acheter des produits en grosses quantités donc moins chers.
Besoin d’acheter un truc à 21h ? Pas de souci, la plupart de ces magasins sont ouverts très tard (certains Walgreens 24h/24) et souvent le dimanche aussi. Et puis il y les 7-eleven ouverts 24h/24 (ça commence aussi en France). C'est pas tout de connaître les différents types de supermarchés, il faut aussi savoir ce que l'on peut trouver plus précisément dans les rayons... mais ça, ça sera dans le prochain article de cette nouvelle rubrique, food'ovore
|
|
|
|
Écrit par Claire
|
|
Dimanche, 15 Février 2009 22:47 |
|
Alors que je vous écris cet article en ce dimanche soir, it’s raining comme vache qui pisse dehors. Malgré le mauvais temps, on a quand même réussi à s’occuper ce week-end. Pura Noche Latina, c’était le nom de la soirée à laquelle on est allés vendredi soir, une sorte de pré St Valentin. Ca vous tente bien comme ça hein ? Ben, nous aussi jusqu’à ce qu’on arrive à 10h pour l’ouverture, qu’on nous fasse attendre une demi-heure alors qu’on était quasi les seuls péquins à être là, qu’une fois entrés (au début mon ID française ne passait pas pff) on nous dit qu’on ne peut pas bénéficier du tarif réduit car on est arrivés après 22h30, grrr On a un peu montré les crocs et ils nous ont fait le bon tarif (à savoir 10 doll pour les garçons et dans tous les cas gratuit pour les filles). Entre temps, il y a du monde qui est arrivé, cool. On décide de poser nos manteaux sur une table dans un coin et là des vigiles nous sautent dessus pour nous dire que c’est interdit et qu’il faut aller les poser aux vestiaires – à 5 dollars l’article déposé !!! 
Soit, après avoir épuisé toutes les autres possibilités (on est français non ???), on est allés à contrecœur aux vestiaires. Puis, nous avons décidé d’aller danser, bon pas mal l’ambiance même si musique pas franchement latino et des mix un peu bizarres du DJ. Et puis soudain, la musique s’arrête, ils ont mis bien 5 minutes à tout relancer et même après, ça ne marchait pas super bien. Donc retour pas très tard à la maison, vers 1h du mat’. Samedi, grasse matinée puis déjeuner préparé par mon chéri (et oui c’était la St Valentin ). Au menu, filet de sole sauce teriyaki sur lit d’aubergines grillées. Yummy !!! Dans l’après-midi, nous avons rejoint Somaya, Sophie, Eva (notre copine de Mountain View), Meryem & Gwendal et Stéphane, un copain d’enfance de Sophie. Puis nous sommes allés à l’événement du jour, la Valentine’s Day Pillow Fight, organisée à 18h devant le Ferry Buidling, au croisement de l’Embarcadéro et de Market Street. Et oui, offrir des fleurs ou des chocolats, c’est démodé, optez plutôt pour la bataille rangée armés d’oreillers. Plutôt fun non ?  Ready ? Des centaines de personnes étaient amassées sur la place, toutes équipées d’oreillers (dont certains super fashion) et prêtes à se castagner dès les 6 coups sonnés par l’horloge du Ferry Building. 6, 5, 4, 3, 2, 1 c’est parti !!! Au bout d’un moment, le ciel était rempli de flocons et le sol jonché de plumes et autres rembourrages d’oreillers. Et la bataille a fait rage plusieurs heures durant. Les gens révèlent certains côtés cachés de leur personnalité dans ces occasions-là lol Enfin, ça reste des oreillers donc les coups ne font pas mal heureusement. Fight ! On avait ramené un de nos vieux oreiller pour l’occasion qui a bien résisté aux assauts.  Les règles à respecter pendant la Pillow Fight :
1) Tell everyone you know about PILLOW FIGHT!!! 2) Wait for the Ferry Building clock to strike 6:00pm 3) Don’t hit anyone with out a pillow (unless they want it) 4) Don’t hit anyone with a camera 5) HAVE FUN!!!
Nous ne sommes pas restés longtemps car nous devions rejoindre Gabriel dans un bar à bières situé dans Northbeach, Church Key, pour son dernier soir à San Francisco. Et oui, Gabriel a pris l’avion cet après-midi, direction sa Suisse natale. Snif, tu nous manqueras Gabriel !   Bye Bye Gab ! Puis nous sommes tous allés dîner dans un restaurant thaï, Dupont Thaï. Nous nous sommes régalés d’un green curry pour moi et d’un honey rost duck pour Jean. Par contre, le service était très lent.
Afin de digérer tout ça et nous dérouiller un peu, nous sommes allés en boîte au DNA Lounge, situé au croisement de la 11ème et de Harrison, une des boîtes les plus branchées de SF. Très bon choix, on a passé une excellente soirée. Un petit conseil, allez y avant 22h30 si vous voulez entrer car il y a une queue importante (à l’entrée, aux vestiaires, pour boire un coup) et la piste de danse est bondée. Mais je comprends pourquoi, l’ambiance est géniale, les DJ vraiment pro et la musique très sympa (ce sont essentiellement des mashup* de vieux tubes). Et surtout, à l’occasion de la St Valentin (Valentine’s Bootie), la soirée a commencé par un concert d’un groupe génial, les Smash-Up Derby, qui performent ici tous les 2èmes samedi du mois.
 Les Smash-Up Derby durant la soirée *Le mashup, aussi appelé bootleg ou encore Bastard Pop est un genre musical hybride puisqu'il consiste en l'association, dans un même morceau, de deux ou plusieurs titres existants, généralement les parties vocales d'un morceau sur la musique d'un autre. Imaginez des mix entre Michael Jackson et Nirvana, Britney Spears et Daft Punk, Cher et AC/DC…
Aujourd’hui, comme il a plu à torrents sans discontinuer toute la journée, notre seule sortie fut d’aller chez Julie et Pierre qui avaient organisé cet après-midi une petite fête – goûter – chez eux pour fêter les 1 an de Sophie. Miam les bons muffins et tiramisus faits maison, merci Julie ! Et joyeux anniversaire Sophie !
Pour voir toutes les photos du week-end, rendez-vous dans la galerie photos ou cliquez ici.
|
|
|
|
Écrit par Jean
|
|
Jeudi, 12 Février 2009 11:11 |
|
Aujourd'hui, pour continuer la rubrique transports, je souhaite vous parler des streetcars ou tramways en français. Comme je vous l'avais déjà dit, les transports en commun sont très développés sur SF. Ils sont souvent relativement anciens (20 ans et plus) mais, de manière étonnante, souvent écologiques : la plupart des bus qui doivent bien avoir 15 ou 20 ans sont en fait des trolleys, alimentés par des lignes électriques aériennes. L'une des principales lignes de la ville est une ligne de tramway, la F-Line. Comme vous pouvez le voir sur la carte ci-dessous, cette ligne remonte market puis prend l'embarcadero jusqu'à Fisherman's Wharf. Comme vous vous en doutez, on la prend très régulièrement car elle passe à côté de chez nous, et nous amène directement au Ferry Building, là où je prends la navette qui m'amène à Genentech (le client pour qui je travaille en ce moment) et où Claire peut prendre le BART (RER local) pour Berkeley. Carte des Cable Cars et Streetcars (La F-Line en orange)
Cette ligne est en fait très atypique ; et comme beaucoup de choses dans cette ville, elle a toute une histoire, caractéristique de l'esprit san-franciscain. Tout d'abord, vous pourrez le voir en visitant la ville, le matériel roulant est vintage et coloré. Les trams sont très hétéroclytes : Certains ont été récupérés de la ville de Milan en Italie et datent des années 1928 D'autres sont les tramways historiques du réseau Muni de San Francisco et datent des années 1935 D'autres encore viennent de villes un peu partout dans le monde (Philadelphie, Blackpool en Angleterre, Melbourne en Australie...) et sont d'avant 1950
Streetcar original que l'on a déjà vu par jour de beau temps
Bien que très vieux (les plus vieux datent de 1895 !), ces trams sont très bien entretenus et très propres. D'ailleurs, c'est une équipe de bénévoles qui est en charge de l'entretien. La ligne F est en elle-même plutôt récente : elle date de 1995. Son histoire, elle, est beaucoup plus ancienne et commence au début du XXème siècle. En 1906, un fameux évènement, que vous devez commencer à connaître depuis qu'on vous en parle, a modifié le paysage de la ville : le fameux Big One ! Ce dernier a détruit la plupart des moyens de transports de l'époque (trains à vapeurs et autres tramways à chevaux). Et lorsque la ville a été reconstruite, les trams électriques ont été rois. Certaines de ces lignes descendaient Market comme vous pouvez le voir sur la photo. Market Street il y a quelques dizaines d'années
En 1962, un nouvel évènement se produisit : l'arrivée du BART qui allait passer sous Market. La ville avait assez d'argent aussi pour faire évoluer le réseau Muni et remplacer les trams par des métros souterrains suivant la ligne de BART mais au-dessus de ce dernier. On pensait que c'était la fin des street-cars. Lorsque tous les travaux furent achevés au début des années 1980 et pour célébrer l'évènement, la ville décida de faire rouler les week-ends, sur Market, ses plus vieux trams. Le maire de l'époque poursuivit son idée, se disant qu'il serait bien de faire rouler ces antiques tramways, non seulement les week-ends mais aussi en semaine. Et il réunit une équipe de volontaires et commença à faire l'acquisition de vieux tramways provenant de diverses villes du monde. De juin à octobre 1983, un festival fut lancé, le San Francisco Historic Trolley Festival, pour lequel tous les antiques trams étaient mis en service le long de Market. La population fut enthousiaste et le festival renouvelé chaque année et de plus en plus populaire. Si bien qu'en 1987, le conseil municipal approuva l'idée de créer une F-Line permanente. Le temps de réunir assez de trams, de les remettre en état, la ligne fut ouverte le long de Market en 1995. Puis prolongée jusqu'à Fisherman's Wharf en 2000.  La F-Line devant le Ferry Building
Si vous voulez en savoir plus encore sur cette fameuse F-Line, il existe un site dédié : http://www.streetcar.org Et une fois à SF, ne manquez pas de visiter le San Francisco Railway Museum.
|
|
|
|
Écrit par Claire
|
|
Lundi, 09 Février 2009 14:34 |
|
Vendredi, nous avions pris notre journée en vue du week-end. Nous avons rejoint Pierre (un collègue de Jean) et Julie chez eux à Orinda puis nous avons pris la route avec comme première étape, Vacaville, enfin les magasins d’usine de Vacaville.  Après un copieux déjeuner chez Applebee’s, quelques boutiques de chaussures et après avoir retrouvé Gilbert (un autre collègue de Jean) et Eva, sa femme, nous sommes repartis direction le Lac Tahoe (qui a une superficie d’environ 500 m2 et qui est le 8ème lac le plus profond au monde d’après Wiki).
Nous avions loué un magnifique chalet situé dans la charmante petite ville de Truckee (qui vient du nom d’un chef indien, Tru-ki-zo), située côté Californie à 2000m d’altitude. Comme vous pourrez le voir sur les photos de la galerie photos, il était immense, très cosy (avec une vraie cheminée), au milieu des sapins et chacun avait son indépendance, le pied !  Eva dans le salon du chalet
Nous sommes arrivés à destination sans problème : c’est de l’autoroute jusqu’au bout puis un petit chemin au milieu des sapins, très mignon comme coin. On ne se rend même pas compte qu’on monte en altitude car c’est très progressif et il s’agit plus de grands plateaux que de chaînes de montagnes comme dans les Alpes par exemple. Par contre, petit conseil lorsque vous louez une voiture pour aller là-bas, il faut obligatoirement prendre un 4x4 ou un SUV ou bien acheter des chaînes car sinon on ne vous laissera pas monter en cas de chute de neige. On s'est installés dans nos chambres puis on a passé la soirée à jouer à la wiii (Lapins crétins et Mario Kart trop rigolo).
Samedi, nous nous sommes réveillés de bonne heure et un beau manteau de neige avait recouvert tous les alentours. Jean, Eva et Gilbert sur la route de Truckee menant au chalet
Malgré le temps très nuageux et froid, nous sommes allés nous promener sur les bords enneigés du lac vers Tahoe City. Le vent était décoiffant brrrr. Après une bonne pizzeria (All you can eat pour 9 dollars cool !), nous sommes allés faire quelques photos du lac depuis un vista point situé sur le Mt Rose Highway…
Nous deux devant le Lake Tahoe Lake Tahoe vu du Vista point
Puis, le temps n’étant vraiment pas clément, nous sommes allés louer les skis (pour Pierre, Jean et moi) et les raquettes (pour Julie, Eva et Gilbert) pour le lendemain et puis nous sommes allés profiter des jacuzzis et de la piscine chauffée extérieurs situés dans un complexe sportif pas loin du chalet. Pas facile de parcourir les quelques mètres séparant le bâtiment du jacuzzi en maillot de bain avec le froid polaire qu’il faisait (oui oui j'OSE me plaindre ) mais une fois dans l’eau, le bonheur !!!!! Enfin, on a pas trop fait les choses dans l’ordre, jacuzzi à 100° F puis piscine après, c’était pas malin lol Après un bon dîner light (Spaghettis bolognaise maison mmm merci Julie !) et après avoir couché Sophie (qui fêtait ces 1 an ce lundi ‘Joyeux anniversaire ma poulette !’), nous avons fait une partie endiablée de Cranium. J’aime bien ce jeu car il permet de découvrir les talents de chacun !!! Dessiner les yeux fermés ('black hole' très bien dessiné par Eva, bravo) ; modeler ('banana split' en pâte à modeler, ça donne quoi hein Julie ? Et 'underwear' Pierre ?), mimer, fredonner, épeler des mots à l’envers (en anglais bien sur !), répondre à des questions de culture G : il y en a pour tous les goûts !!! Bien entendu, les filles ont gagné et les garçons, mauvais joueurs, ont dit qu’ils nous avaient laissé gagner hum hum... On leur a mis la pâtée oui !!!! 
Dimanche matin, nous nous sommes levés de bonne heure pour aller skier avec Pierre à la station de Sugar Bowl, située à environ une demie heure de voiture.
Bonne surprise, les pistes, au milieu des sapins, étaient très agréables (on a vite fait le tour de la station mais pour un week-end c’est idéal) et la neige excellente !!! Dommage qu’on n’ait pas eu du tout de soleil et que les sommets aient été recouverts de brouillard et balayés par le blizzard.  Au niveau des remontées mécaniques, il s’agit essentiellement de télésièges (sans repose-skis) et de quelques télécabines (ici, il y a des mecs qui sont payés pour mettre vos skis dans les compartiments adaptés, le luxe !). Les téléskis (ou plus poétiquement, les tire-fesses) ne semblent pas exister ici. Côté matériel loué, on s’en est tiré pour 65 dollars (pour une journée) pour 2 paires de ski avec chaussures et bâtons chez Tahoe Dave’s (on vous conseille de prendre la version ‘Recreational/Performance’ pour 5 dollars de plus, croyez en l’expérience de Jean qui a dû pousser sur les bâtons toute la journée tellement ses skis – des basic – étaient merdiques/pas assez fartés !).
Julie avait acheté les abonnements de ski à l’avance chez Sports Basement pour bénéficier de tarifs plus intéressants : 58 dollars la journée pour Sugar Bowl (62 $ pour la Squaw Valley). Ça fait un peu cher vu la taille des stations !
Les pistes n’étaient pas très bien indiquées (sur le plan elles sont rectilignes, à vous de vous débrouiller une fois sur la piste pour trouver votre chemin !). Il y en a pour tous les niveaux, des pistes vertes, bleues, noires un losange (intermediate, l’équivalent de nos rouges) et noires 2 losanges (experts only). Le cadre est magnifique et vous avez une belle vue sur la vallée mais par contre pas sur le lac Tahoe, à l’instar de certaines autres stations. Le dénivelé des pistes n'est pas très important et elles se descendent très rapidement, mais bon, ça n'empêche pas d'en profiter !  Nous deux nous engageant sur une piste noire (et oui, nous sommes experts !  ) Pierre et Jean sur les pistes de Sugar Bowl
On a retrouvé Julie, Sophie, Eva et Gilbert pour déjeuner sur les pistes puis nous sommes repartis faire quelques descentes à ski. Pour finir la journée, comme on y avait pris goût la veille, nous sommes allés faire un petit plongeon dans les jacuzzis (après le ski ça fait beaucoup de bien) avant de déguster de délicieux burritos préparés par Julie puis de finir de ranger et de nettoyer tout l’appartement et de prendre le chemin du retour.  Gilbert, Eva, Jean et moi goûtant aux joies du jacuzzi en plein air (et sous la neige !) On avait envie de profiter du week-end jusqu’au bout et donc de partir après dîner mais hélas, ce ne fut pas une bonne idée. Il commençait déjà à neiger sec quand nous sommes revenus du jacuzzi et après le dîner, il y avait 15 centimètres de neige fraîche sur la route ! Obligés d’installer les chaînes sur les 2 voitures, la galère ! Nous sommes allés tout doucement et plus on avançait, plus les tombées de neige se faisaient denses ! Arrivés enfin à l’entrée de l’autoroute, un gros panneau ‘Closed’. Noooooooooooon !  Heureusement, il ne s’agissait que de cette entrée-là. Soulagement général ! Une fois sur l’autoroute toutefois, on en menait pas large, on roulait à 20-25 miles/hour maximum et on se faisait doubler par des énormes camions américains et par des 4x4 avec 18 roues motrices qui allaient à fonds la caisse. Et tout à coup, ralentissement général, accident, on est maudits ! On a attendu une bonne demi-heure à l’arrêt total et sous une grosse tempête de neige puis c’est reparti progressivement et on a enfin pu rouler un peu. Jusqu’à ce qu’on entende cling cling cling, c’est pô bon ça, une chaîne de cassée super ! Puis 10 minutes plus tard, nouveau cling cling cling 2ème chaînon de cassé cette fois-ci sur la chaîne de gauche. Arghhhhhhhhhhhhh La misère !!!!!  Heureusement, on n’a pas eu long à faire pour atteindre une station service et retirer les chaînes (sans se faire écraser). Puis on a repris la route tout doucement avec les feux de détresse et coup de bol, la neige s’est bientôt arrêtée. Gros soulagement dans la voiture, bizarrement on ne parlait plus beaucoup depuis un moment.
Bref, au lieu de mettre un peu plus de 3h, durée normale entre Truckee et SF, nous avons juste mis 6 heures (de 21h à 3h du matin !). Encore Merci Gilbert d’avoir tenu le coup (on ne pouvait pas le relayer, l’assurance n’était qu’à son nom).
Enfin, malgré toutes ces aventures, on a quand même bien envie d’y retourner l’hiver prochain ou même l’été pour tester la température du lac !
|
|
|